Mercredi 15 octobre 2008

La bête débusquée

Agneaux meurtris, vous mes pairs,

Apprenez, par ces humbles vers,

Quel effroyable et vil repaire,

J’ai par mégarde découvert !

 

Attendrie par une piètre vipère

Me relatant ses mille calvaires,

Mon âme qui jamais ne désespère,

S’est penchée sur ce triste univers.

 

Mais l’animal est expert,

Dans mon cœur, à lui, entrouvert,

C’est comme ça, en amour, qu’il opère,

Y dépose l'œuf d’où pulluleront les vers.

 

Pourtant, la bête exaspère,

Du décor, on en subit vite l’envers,

Par de tendres ruses, alors elle tempère,

Notre âme devenue revolver.

 

Pourtant, très vite la bête vitupère,

Nous reproche les maux les plus sévères,

Mais, par de doux artifices, longtemps récupère,

Notre cœur de plus en plus larvaire.

 

La bête ne regrette ses impairs,

De sa cruauté, ignore le revers,

Dans cette voie, pense qu’elle prospère,

Mais désormais, j’ai les yeux bien ouverts.

 

Courageusement, mon esprit, je récupère,

Et mets à nu la genèse de leur travers :

Là où est le vide laissé par leur père,

Se cache l’antre ... des pervers !

 

 

 

Merci à Isabelle Nazare-Aga pour ses travaux et à electre pour son site, grâce auxquelles j’ai pu ouvrir les yeux sur la cruelle réalité de ceux qu’on appelle les manipulateurs pervers narcissiques et réussi à m’en libérer. Les agneaux ne doivent plus se taire !

par MNBlanc publié dans : Dit ouvertement !
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 29 juin 2007

Il était une fois,

Un gène mégalo et fier,

Qui, de notre jolie Terre,

Voulait devenir roi !

Pour une pareille ambition,

Il savait très bien,

Qu'il aurait besoin,

De quelques générations.

D'abord il va falloir,

Durablement,

Amasser de l'argent,

Avec l'or noir.

Ensuite il s'agit,

De devenir Président,

Du pays le plus puissant,

Ceci, de vie à vie.

Puis convaincre les imbéciles,

Par des déclarations mensongères,

De la nécessité d'une guerre,

Contre les pays peu dociles.

Ses propres chars,

Contre ses actuels alliés,

Il projette de retourner,

Un peu plus tard !

Mais pour le moment,

S'effrite le leurre,

S'écoulent les pleurs,

Et les flots de sang.

Car, comme on dit chez nous,

Grande gueule qui se hisse,

Très peu loin finalement ne pisse,

Et débouche sur une boudeuse moue !



Extrait de File au zoo, fiacre !
 Peaux M13 encagées, enragées, engagées ! 

par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 29 juin 2007

         La chouette effraie mais la chouette a l'or !



Comme notre pauvre esprit,

Errant dans la nuit,

Tu miroites la lune,

Ce soleil d'infortune.

"Le soleil, par son ardeur,

Change l'eau en vapeur,

Et la Terre, noble mère,

Il l'a réduit en poussière ;

Que fera-t-il de notre œil ?! "

Ulule la gardienne du seuil.
                     
                      *

Mais malgré ce rebutant refrain,

Au bout du ténébreux chemin,

Que crayonne maladroit l'Astre Platine,

Une porte entrouverte se devine,

D'où s'échappent les bribes du trésor,

Que réserve aux initiés l'Astre d'Or.




Extrait de Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.

par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 juin 2007
Extrait de File au zoo, fiacre !
Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.       

Du Corbeau à la Colombe

            ÿ

 

Quand viennent les années sombres,

Devant le soleil, il impose son ombre,

Pour minimiser les pertes,

Cynique, le Corbeau nous alerte :

"Regardez ces champs de bataille,

Ces corps beaux offrant leurs entrailles,

S'ils n'alimentent les corbillards,

Réjouiront bien d'autres charognards !"

                              *

 

Si à l'Arche le Corbeau ne revient,

C'est que des cadavres, il fait son festin ;

Mais effrayée par la pluie des bombes,

Toujours à Noé, revient la Colombe !

                             *

Oh, dis-moi Corbeau, toi l'oiseau prophète,

Quand se posera, enfin, la Colombe sur nos têtes ?

Le Corbeau, sur une croix se pose,

Me relate alors, ces étranges choses :

"Que met Isis la magicienne dans sa corbeille ?

... Un corbeau et une corneille !

En la secouant pour accomplir son labeur,

Les corvidés se transmuent en colombe éclaireur.*

                                *

Il faut tuer, non pas ses égaux, mais son ego,

Afin que sur notre âme coule la lumière à flots !

Béni est celui qui combat ses rancœurs,

Car seule est sainte la guerre intérieure !

Tant que l'homme ne verra en lui,

Son véritable ennemi,

Toujours la lutte par le fer,

Conduira

 le monde dans la spirale de l'enfer ! "


* anagramme de "corbeau corneille" = colonbe éclaireur (avec une faute d'orthographe, soit !)

par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 juin 2007
araigncarrel1projHP.jpg

I-) L'art est niais ? 

1°) Le voile de la Maya :

  La toile d’araignée, par sa fragilité, par ses enchevêtrements habiles et par sa vocation à piéger les dupes évoque le voile de la Maya, c’est-à-dire la réalité qui tombe sous nos sens (existence) et qui cache la Réalité suprême (essence).

"Pour la philosophie bouddhiste, Maya évoquera une réalité illusoire, parce que "vide d’être", c’est-à-dire dépourvue de tout substrat métaphysique. Pour le Brahmanisme, au contraire, la réalité, c’est l’existence qui est "vraie" puisqu’elle est une manifestation de l’essence : le voile de Maya, comme la toile d’araignée, exprime la beauté de la création, et Maya est une déesse prestigieuse." (Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant, éd. Robert Laffont)

Dans le cas du bouddhisme, la Maya est le voile qui dissimule la vérité tandis que selon le brahmanisme, la Maya est le voile qui révèle, met en relief cette vérité.

Dans la symbolique de l’araignée, l’idée d’illusion se retrouve par le fait qu’elle symbolise aussi celui qui se leurre lui-même, qui créait tout un stratagème sans se rendre compte de la précarité du fruit de ses élaborations habiles.

"Au niveau analytique, l’araignée immobile au centre de sa toile, sujet de répulsion pour la plupart des gens, est un symbole d’angoisse en rapport avec le narcissisme, l’amour excessif de soi." (Dictionnaire des symboles, Nadia Julien, éd. Marabout)

Comment ne pas penser au fourbe qui croit naïvement qu’on ne le démasquera jamais, ou au riche qui se réfugie dans l’opulence, ou encore au malade mental qui se ment à lui-même et qui, en refusant de regarder la réalité en face, se croit protégé alors qu’au contraire il se met en danger.

2 ) Le mythe d’Arachné :

"Athena, déesse de la Raison Supérieure, puisque fille de Zeus sortie toute armée de son crâne, est la maîtresse du tissage. Arachné, jeune Lydienne, qui n’est qu’une vulgaire mortelle, est si douée en cet art qu’elle ose y provoquer la divinité. Toutes d’eux s’installent face à face devant leur métier. Athéna brode les douze dieux de l’Olympe dans toute sa majesté, et, aux quatre coins de l’oeuvre, évoque les châtiments encourus par des mortels qui ont osé les défier. En réponse à cette image transcendantale d’une réalité supérieure, interdite aux humains, Arachné dépeint, elle, les amours des dieux pour de vulgaires mortelles. Athena outragée frappe la jeune fille de sa navette. Arachné veut alors se pendre ; Athena lui sauve la vie, mais la métamorphose en l’araignée, qui ne cessera de se balancer au bout de son fil. [...] L’araignée symbolise aussi la déchéance de l’être qui voulut rivaliser avec Dieu : c’est l’ambition démiurgique punie." (Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant, éd. Robert Laffont)

 

Le mythe d’Arachné semble exprimer l’idée suivante : l’art doit rester respectueux des règles divines (= lois de la nature) et ne doit pas viser le seul intérêt égoïste de l’humanité. L’art est ici à comprendre dans le sens de technique.

Comment ne pas faire le rapprochement entre ce mythe et les OGM ?

L’humanité défie la divinité en insinuant qu’elle peut faire mieux que les dieux. Alors que la raison divine (Athéna) loue la majesté des douze dieux et prend en considération les risques encourus à ne pas se fier à leurs lois, l’humanité (Arachné) fait fi de la respectabilité des dieux et met en avant l’intérêt des mortels. Résultat : elle se trouve métamorphosée (ou génétiquement modifiée à son tour !)

araigcarrel2projHPefsp1.jpg

II ] Là régnez !

 

1°) L’âme libérée du corps.

Sa capacité à défier la pesanteur fait aussi de l’araignée le symbole de l’âme libérée du corps.

"Chez les Bambara, par exemple, elle désigne une classe d’initiés qui ont atteint : l’intériorité, la puissance réalisatrice de l’homme intuitif et méditatif."

De par ce fait, elle est un médiateur entre la terre et le ciel.

"Au plan mystique, ce fil (d’araignée) évoquera le cordon ombilical, ou la chaîne d’or reliant la créature au créateur, et par laquelle celle-là tente de se hisser vers celui-ci, ..." (Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant, éd. Robert Laffont)

 

La notion de centre (ou de coeur) exprime également cette idée : pour être en adéquation avec sa partie divine, l’âme, telle l’araignée au milieu de sa toile, doit se positionner au centre de son être plutôt que de se laisser divertir par les seuls plaisirs périphériques du corps.

Remarquons notamment la ressemblance entre la toile d’araignée et le labyrinthe (ou le mandala) au centre duquel se révèle la divinité qui est en nous.

 

 

2°) Enfin, la Reine y est !

L’âme divinisée (qui a rencontré le principe originel en soi) devient souveraine, son pouvoir est grand et elle sert de médiatrice entre Dieu et le peuple c’est-à-dire que, par son biais, se réalise la volonté divine :

"Lorsqu’un roi irréprochable et craignant les dieux fait régner la bonne justice, la terre noire est fertile en orge, les arbres sont chargés de fruits, les brebis mettent bas régulièrement, la mer abonde en poissons. Tout prospère quand la conduite est bonne et le peuple est heureux" (Odyssée, Homère)

***

Alors l’art est niais ?

Non si on le pratique intelligemment en respectant la règle :

Ne t’avise jamais à imiter Dieu avant de ne l’avoir rencontré d’abord en toi-même !

 

par MNBlanc publié dans : Livre ouvert, le monde parlant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 juin 2007


Le monde parlant
vert   c(-;§


Maintenant, mettons nous vert et à l’envers.

En cherchant un calembour sur "l’inconscient collectif", voilà ce que j’ai trouvé : "L’Un qu’on sent collé aux tifs !" Un peu tiré par les cheveux, me diriez-vous !? Oh, pas tant que ça si on y regarde de près : 

1°) "Dans beaucoup de cultures, les cheveux sont liés à l’âme ou à la force vitale." (Petit Larousse des symboles) :

- Samson tient sa force extraordinaire à ses longs cheveux. Les amérindiens scalpaient leurs ennemis pour leur ôter leur force virile, ...

- nature / culture :

Les cheveux évoquent également la nature sauvage ainsi que la personnalité. Le sauvage a les cheveux hirsutes alors que l’homme civilisé a les cheveux courts et coiffés. Se raser les cheveux, c’est sacrifier sa personnalité pour se fondre à une communauté (armée, communauté religieuse...).

- = symbole cheval.

La valeur symbolique du cheveu est à rapprocher de celle du cheval (vous remarquerez également la ressemblance "sonore" entre les deux mots). En effet, le cheval est symbole de force vitale prenant sa source dans une dimension obscure :

"Une croyance, qui paraît ancrée dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement le cheval aux ténèbres du monde chthonien, qu’il surgisse galopant comme le sang dans les veines, des entrailles de la terre ou des abysses de la mer.[...] Aussi les psychanalystes ont-ils fait du cheval le symbole du psychisme inconscient..." (Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant, éd. Robert Laffont)

 

2°) "l’orée de Dieu" :

Ces similitudes formelle et symbolique du cheveu et du cheval m’inspirent ce plagiat du slogan publicitaire d’une marque vendant des shampooings et dont le nom signifierait "l’orée de Dieu" (Al = El = Dieu) :

"Beaux cheveux "che" veux parce que "che" vaux bien Ça !", ou sans anomalie orthophonique : "Beaux cheveux je veux parce que je vaux bien Ça !"

Le Ça étant le nom donné par Freud à l’inconscient pour souligner sa nature inconnue (deuxième topique), on retrouve l’idée de relation entre les cheveux, l’inconscient et la nature sauvage qui est en nous et dont nous sommes originels, mais aussi les notions de vouloir et de valoir : "Je veux parce que je vaux Ça"

Donc, je veux de beaux cheveux longs, brillants, ondulants et faciles à démêler parce que je vaux ( = je suis égale à) cette nature originelle peu connue qui me dépasse mais que je veux assumer et savoir maîtriser. Tel serait la revendication "en vert" de ce slogan que j’ai à peine déformé. 

3°) L’Un qu’on sent collé aux tifs :

- "Un" = unité "divine" + commencement, origine.

- "cheveu" = force vitale. -> Archétypes, instincts, nature.

- "qu’on sent collé aux tifs" = les cheveux prennent naissance sur le dessus de notre crâne. Or on impute à la tête le siège de notre psychisme.

=> On éprouve, on devine au-dessus de notre tête mais aussi en nous (racines des cheveux), la présence de l’Un qui s’exprime au travers de notre nature instinctive et archétypale.

 

 

PS : J’ai les cheveux longs "qui font beaucoup de nœuds mais qui sont très faciles à démêler malgré tout" comme m’a dit ma coiffeuse que je n’ai pas vu depuis longtemps. J’espère qu’il en est de mes cheveux comme de mes textes !

par MNBlanc publié dans : Livre ouvert, le monde parlant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 10 juin 2007

 

 

 

J'étais dans un zinc un peu zarb où passait Led Zeppelin,

Plongée dans les dernières pages d'un télé-magazine,

En sirotant une sulfureuse gueuze au mezcal,

Je lisais c'qui s'disait sur mon signe zodiacal :

"Côté flouze, disaient-ils, j'étais pas très à l'aise",

ça c'était vrai, j'avais plus bézef de pèze.

Impossible de r'prendre un zeste de mezcal,

Alors j'ai commandé une simple pale-ale.

De toute façon, j'étais déjà à l'ouest,

Là-bas entre le zist et le zest. 
*

Un zouave du genre zonard,

Vint m'aborder par hasard,

"Tu veux voir mon zob, donzelle !"

Me dit-il avec zèle.

Pour zapper le donze,

Je reste de bronze.

Devant ces énergumènes,

Mieux vaut rester zen !

Si ça ne gaze,

Restent toujours les pataugas.

Finalement l'azimuté,

Préfère s'esquiver.

Pour qui sont ces zig ?

C'est toujours pour mézigue !
*

En me rinçant l'gosier avec mon ersatz,

J'posais les yeux sur ma montre à quartz,

Je pus lire alors qu'il était le quart,

Au bout duquel, y'avait pas d'lézard,

C'était bien lui, le risible pote,

De tous les enfants qui zozotent.

Celui qui partouze en dessinant trapèzes,

Et qui se faufile de onze jusqu'à seize ;

Et même, à chaque nouvelle dizaine,

Y'a de quoi virer schizophrène,

Il déboule et s'incruste dans tous les zéro ;

C'est vraiment un drôle de zigoto ! 
*

Comme les éclairs de Zeus, il jaillit ;

Décliné en oméga le jour de syzygie,

Tout là-haut, au zénith, il se dresse,

Et les ombres alors disparaissent.
*

Lorsque souffle zéphir ou blizzard,

J'entends son message bizarre :

"Quand contre toi souffle le vent,

Avance donc en zigzagant !"

Je sentis mes zygomatiques,

S'étirer comme des élastiques,

Un puzzle chamarré se dardait comme pétard ;

Dans ma tête, y'en avait un d'ces bazars !

Puis en me trémoussant sur du jazz,

Je me mis à zieuter mon joli blaze,

Qui y-avait il au bout de mon nez ?

Pour mieux voir, j'me mis à zoomer.

Et bien oui, c'était encore lui,

Qui me faisait des gouzi-gouzi,

En se dandinant comme un zazou.

Alors moi je lui dis Zou !

Il me répliqua trois fois Zut !

Et, faisant zzz, partit dans tous les azimuts.

Ah, mais en voilà un être zarbi !

Cherchait-il à semer la zizanie ?

Il est complètement zinzin,

Il se prend pour un souzerain.

Il a passé la ligne d'horizon,

Faut qu'il arrête le gazon.

Il nous ferait perdre latin et algèbre,

Ah ça oui, en voilà un drôle de zèbre,

Un drôle de zigue et de zozo,

Qui s'est échappé du zoo !




Extrait de Alphabêtises pas si bêtes
XYZ

par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 9 juin 2007
Extrait du recueil : File au zoo, fiacre !
Première partie : Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.


Dans l'air aigle délie tes deux ailes

(Dans les règles d'élite et de zèle)

 

 

 

Avec ses ailes en V qui se déploient,

Il se révèle du Verbe le symbole roi !

Par l'ampleur de son angle visuel,

C'est le rapporteur privilégié du ciel.


Avec tendresse, les vents le balancent,

Quand du haut de son aire, il s'élance,

Planant au zénith, de son regard dur,

L'aigle nous toise et nous mesure ;

Au profane, sans faire dans la dentelle,

Il lance alors cette ritournelle :

"Comment dominer la Terre entière,

Avec de semblables œillères ?

A quoi vous sert votre intelligence,

Si du labyrinthe, vous n'oser tous les sens ?

A quoi vous sert un esprit subtil,

Si c'est pour vous mirer le nombril ?

A quoi vous sert un angle de vue étendu,

Si c'est pour vous fixer le trou du cul ?

Si c'est dans le crâne qu'est votre cerveau,

C'est pour regarder de plus haut !

Si votre pupille est ronde,

C'est pour connaître le monde,

Si votre œil a la forme d’une balle,

C'est en vue d'une vision globale !"

!
par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 8 juin 2007
liondeJu.jpg


Photo prise au zoo d'Amsterdam en avril 2007. 
Texte : Apocalypse (Bible) 5-1
par MNBlanc publié dans : Livre ouvert, le monde parlant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 8 juin 2007
Extrait du recueil : File au zoo, fiacre !
Première partie : Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.

                           Pique vert

 

 

J'entends ce rire fier,

C'est celui du Pic-vert,

Qui niche au fond du bois,

Au creux de l'arbre roi.

*

La présence du bleu ciel, en lui,

De sa verte cape se déduit ;

Son casque rouge sur la tête,

Indique que, déterminé rien ne l'arrête !

Sur terre, se déplace par petits bonds,

Dans les airs, dessine des petits ponts ;

Stoppé soudain par le massif tronc,

Opiniâtre, il fait son nid par inclusion !

J'entends ce rire fier,

C'est celui du Pic-vert,

Qui niche au fond du bois,

Au creux de l'arbre roi.

Oh ! Chante-moi ce joyeux secret,

Qu'un soir Homo sapiens a oublié :

"Au cœur de cet arbre moribond,

Demeure l'initiale bénédiction,

Qui, un jour, battant en brèche,

S'engouffra dans la Mer revêche !"

Depuis, mille formes louent cette victoire ;

Quand, en toi, domine le désespoir,

Quand tu oublies, de la Vie, l'originel dicton,

De toi, il se moque, il a raison !"


par MNBlanc publié dans : Extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus