La bête débusquée
Agneaux meurtris, vous mes pairs,
Apprenez, par ces humbles vers,
Quel effroyable et vil repaire,
J’ai par mégarde découvert !
Attendrie par une piètre vipère
Me relatant ses mille calvaires,
Mon âme qui jamais ne désespère,
S’est penchée sur ce triste univers.
Mais l’animal est expert,
Dans mon cœur, à lui, entrouvert,
C’est comme ça, en amour, qu’il opère,
Y dépose l'œuf d’où pulluleront les vers.
Pourtant, la bête exaspère,
Du décor, on en subit vite l’envers,
Par de tendres ruses, alors elle tempère,
Notre âme devenue revolver.
Pourtant, très vite la bête vitupère,
Nous reproche les maux les plus sévères,
Mais, par de doux artifices, longtemps récupère,
Notre cœur de plus en plus larvaire.
La bête ne regrette ses impairs,
De sa cruauté, ignore le revers,
Dans cette voie, pense qu’elle prospère,
Mais désormais, j’ai les yeux bien ouverts.
Courageusement, mon esprit, je récupère,
Et mets à nu la genèse de leur travers :
Là où est le vide laissé par leur père,
Se cache l’antre ... des pervers !
Merci à Isabelle Nazare-Aga pour ses travaux et à electre pour son site, grâce auxquelles j’ai pu ouvrir les yeux sur la cruelle réalité de ceux qu’on appelle les manipulateurs pervers narcissiques et réussi à m’en libérer. Les agneaux ne doivent plus se taire !


