Extraits

Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 17:14

Il était une fois,

Un gène mégalo et fier,

Qui, de notre jolie Terre,

Voulait devenir roi !

Pour une pareille ambition,

Il savait très bien,

Qu'il aurait besoin,

De quelques générations.

D'abord il va falloir,

Durablement,

Amasser de l'argent,

Avec l'or noir.

Ensuite il s'agit,

De devenir Président,

Du pays le plus puissant,

Ceci, de vie à vie.

Puis convaincre les imbéciles,

Par des déclarations mensongères,

De la nécessité d'une guerre,

Contre les pays peu dociles.

Ses propres chars,

Contre ses actuels alliés,

Il projette de retourner,

Un peu plus tard !

Mais pour le moment,

S'effrite le leurre,

S'écoulent les pleurs,

Et les flots de sang.

Car, comme on dit chez nous,

Grande gueule qui se hisse,

Très peu loin finalement ne pisse,

Et débouche sur une boudeuse moue !



Extrait de File au zoo, fiacre !
 Peaux M13 encagées, enragées, engagées ! 

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 16:45


         La chouette effraie mais la chouette a l'or !


 

Comme notre pauvre esprit

Errant dans la nuit,

Tu miroites la lune,

Ce soleil d'infortune.

"Le soleil, par son ardeur,

Change l'eau en vapeur,

Et la Terre, noble mère,

Il la réduit en poussière ;

Que fera-t-il de notre œil ? "

Ulule la gardienne du seuil.
                     
                      *

Mais malgré ce rebutant refrain,

Au bout du ténébreux chemin,

Que crayonne maladroit l'Astre Platine,

Une porte entrouverte se devine,

D'où s'échappent les bribes du trésor,

Que réserve aux initiés l'Astre d'Or.




Extrait de Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 22:25
Extrait de File au zoo, fiacre !
Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.       

Du Corbeau à la Colombe

            ÿ

 

Quand viennent les années sombres,

Devant le soleil, il impose son ombre,

Pour minimiser les pertes,

Cynique, le Corbeau nous alerte :

"Regardez ces champs de bataille,

Ces corps beaux offrant leurs entrailles,

S'ils n'alimentent les corbillards,

Réjouiront bien d'autres charognards !"

                              *

 

Si à l'Arche le Corbeau ne revient,

C'est que des cadavres, il fait son festin ;

Mais effrayée par la pluie des bombes,

Toujours à Noé, revient la Colombe !

                             *

Oh, dis-moi Corbeau, toi l'oiseau prophète,

Quand se posera, enfin, la Colombe sur nos têtes ?

Le Corbeau, sur une croix se pose,

Me relate alors, ces étranges choses :

"Que met Isis la magicienne dans sa corbeille ?

... Un corbeau et une corneille !

En la secouant pour accomplir son labeur,

Les corvidés se transmuent en colombe éclaireur.*

                                *

Il faut tuer, non pas ses égaux, mais son ego,

Afin que sur notre âme coule la lumière à flots !

Béni est celui qui combat ses rancœurs,

Car seule est sainte la guerre intérieure !

Tant que l'homme ne verra en lui,

Son véritable ennemi,

Toujours la lutte par le fer,

Conduira

 le monde dans la spirale de l'enfer ! "


* anagramme de "corbeau corneille" = colonbe éclaireur (avec une faute d'orthographe, soit !)

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 16:36

 

 

 

J'étais dans un zinc un peu zarb où passait Led Zeppelin,

Plongée dans les dernières pages d'un télé-magazine,

En sirotant une sulfureuse gueuze au mezcal,

Je lisais c'qui s'disait sur mon signe zodiacal :

"Côté flouze, disaient-ils, j'étais pas très à l'aise",

ça c'était vrai, j'avais plus bézef de pèze.

Impossible de r'prendre un zeste de mezcal,

Alors j'ai commandé une simple pale-ale.

De toute façon, j'étais déjà à l'ouest,

Là-bas entre le zist et le zest. 
*

Un zouave du genre zonard,

Vint m'aborder par hasard,

"Tu veux voir mon zob, donzelle !"

Me dit-il avec zèle.

Pour zapper le donze,

Je reste de bronze.

Devant ces énergumènes,

Mieux vaut rester zen !

Si ça ne gaze,

Restent toujours les pataugas.

Finalement l'azimuté,

Préfère s'esquiver.

Pour qui sont ces zig ?

C'est toujours pour mézigue !
*

En me rinçant l'gosier avec mon ersatz,

J'posais les yeux sur ma montre à quartz,

Je pus lire alors qu'il était le quart,

Au bout duquel, y'avait pas d'lézard,

C'était bien lui, le risible pote,

De tous les enfants qui zozotent.

Celui qui partouze en dessinant trapèzes,

Et qui se faufile de onze jusqu'à seize ;

Et même, à chaque nouvelle dizaine,

Y'a de quoi virer schizophrène,

Il déboule et s'incruste dans tous les zéro ;

C'est vraiment un drôle de zigoto ! 
*

Comme les éclairs de Zeus, il jaillit ;

Décliné en oméga le jour de syzygie,

Tout là-haut, au zénith, il se dresse,

Et les ombres alors disparaissent.
*

Lorsque souffle zéphir ou blizzard,

J'entends son message bizarre :

"Quand contre toi souffle le vent,

Avance donc en zigzagant !"

Je sentis mes zygomatiques,

S'étirer comme des élastiques,

Un puzzle chamarré se dardait comme pétard ;

Dans ma tête, y'en avait un d'ces bazars !

Puis en me trémoussant sur du jazz,

Je me mis à zieuter mon joli blaze,

Qui y-avait il au bout de mon nez ?

Pour mieux voir, j'me mis à zoomer.

Et bien oui, c'était encore lui,

Qui me faisait des gouzi-gouzi,

En se dandinant comme un zazou.

Alors moi je lui dis Zou !

Il me répliqua trois fois Zut !

Et, faisant zzz, partit dans tous les azimuts.

Ah, mais en voilà un être zarbi !

Cherchait-il à semer la zizanie ?

Il est complètement zinzin,

Il se prend pour un souzerain.

Il a passé la ligne d'horizon,

Faut qu'il arrête le gazon.

Il nous ferait perdre latin et algèbre,

Ah ça oui, en voilà un drôle de zèbre,

Un drôle de zigue et de zozo,

Qui s'est échappé du zoo !




Extrait de Alphabêtises pas si bêtes
XYZ

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 12:45
Extrait du recueil : File au zoo, fiacre !
Première partie : Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.


Dans l'air aigle délie tes deux ailes

(Dans les règles d'élite et de zèle)

 

 

 

Avec ses ailes en V qui se déploient,

Il se révèle du Verbe le symbole roi !

Par l'ampleur de son angle visuel,

C'est le rapporteur privilégié du ciel.


Avec tendresse, les vents le balancent,

Quand du haut de son aire, il s'élance,

Planant au zénith, de son regard dur,

L'aigle nous toise et nous mesure ;

Au profane, sans faire dans la dentelle,

Il lance alors cette ritournelle :

"Comment dominer la Terre entière,

Avec de semblables œillères ?

A quoi vous sert votre intelligence,

Si du labyrinthe, vous n'oser tous les sens ?

A quoi vous sert un esprit subtil,

Si c'est pour vous mirer le nombril ?

A quoi vous sert un angle de vue étendu,

Si c'est pour vous fixer le trou du cul ?

Si c'est dans le crâne qu'est votre cerveau,

C'est pour regarder de plus haut !

Si votre pupille est ronde,

C'est pour connaître le monde,

Si votre œil a la forme d’une balle,

C'est en vue d'une vision globale !"

!
Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 00:34
Extrait du recueil : File au zoo, fiacre !
Première partie : Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.

                           Pique vert

 

 

J'entends ce rire fier,

C'est celui du Pic-vert,

Qui niche au fond du bois,

Au creux de l'arbre roi.

*

La présence du bleu ciel, en lui,

De sa verte cape se déduit ;

Son casque rouge sur la tête,

Indique que, déterminé rien ne l'arrête !

Sur terre, se déplace par petits bonds,

Dans les airs, dessine des petits ponts ;

Stoppé soudain par le massif tronc,

Opiniâtre, il fait son nid par inclusion !

J'entends ce rire fier,

C'est celui du Pic-vert,

Qui niche au fond du bois,

Au creux de l'arbre roi.

Oh ! Chante-moi ce joyeux secret,

Qu'un soir Homo sapiens a oublié :

"Au cœur de cet arbre moribond,

Demeure l'initiale bénédiction,

Qui, un jour, battant en brèche,

S'engouffra dans la Mer revêche !"

Depuis, mille formes louent cette victoire ;

Quand, en toi, domine le désespoir,

Quand tu oublies, de la Vie, l'originel dicton,

De toi, il se moque, il a raison !"


Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 14:32
Extrait du recueil de poèmes File au zoo, fiacre !
Troisième partie : Peaux M13 encagées, enragées, engagées.


L'arbre moribond

 

Regarde cet arbre là,

Qu'est-ce que tu vois ?

Un tronc massif,

Et un houppier expansif,

Mais point les racines souterraines,

C'est pourtant elles qui le soutiennent.

Comme les branches d'un chandelier,

Ces racines aiment se ramifier,

Ou comme celles d'une étoile triangulaire,

Alors s'enchevêtrer, elles préfèrent.

Son tronc est vertical et droit,

Exactement comme une croix,

En s'arquant, les feuilles à la cime,

Le croissant de lune miment.

Cet arbre est trop vieux,

Ses fruits sont véreux,

Ils contaminent la terre,

Avec de vilaines guerres.

Il a plus de deux mille ans,

Franchement, il a fait son temps !

Son ombre gène l'éclosion,

D'une plus saine génération !

Mais s'engouffre le vent,

De plus en plus violent,

Bientôt l'arbre pliera,

Et au sol juchera !

Des graines nouvelles,

Grosses de l'Essentiel,

Enfin germer, pourront,

Et autre chose nous vivrons !

Car sache qu'une forêt,

A toujours besoin de se régénérer,

Les lois de la Nature,

Elles seules perdurent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 14:17


Compère-loriot

 

 

 

Quand, de nouveau, il fait chaud,

La forêt pousse ce cri rigolo :

"Je suis le Loriot,

De tous les oiseaux,

Je suis le plus beau !

Je suis le Loriot,

Feuillage et rameaux,

Voilent mes oripeaux ;

Si tu me cherches là-haut,

T'auras l'air d'un nigaud !

Je suis le Loriot,

L'or rit haut !

Pour mon occulte joyau,

Recevoir en cadeau,

Tes oreilles, pauvre idiot,

Tends donc plutôt !"



Extrait du recueil de poèmes File au zoo, fiacre ! 
Première partie : Mes sages du ciel, initiation par les oiseaux.

Par MNBlanc - Publié dans : Extraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus