J'étais dans un zinc un peu zarb où passait Led Zeppelin,
Plongée dans les dernières pages d'un télé-magazine,
En sirotant une sulfureuse gueuze au mezcal,
Je lisais c'qui s'disait sur mon signe zodiacal :
"Côté flouze, disaient-ils, j'étais pas très à l'aise",
ça c'était vrai, j'avais plus bézef de pèze.
Impossible de r'prendre un zeste de mezcal,
Alors j'ai commandé une simple pale-ale.
De toute façon, j'étais déjà à l'ouest,
Là-bas entre le zist et le zest.
*
Un zouave du genre zonard,
Vint m'aborder par hasard,
"Tu veux voir mon zob, donzelle !"
Me dit-il avec zèle.
Pour zapper le donze,
Je reste de bronze.
Devant ces énergumènes,
Mieux vaut rester zen !
Si ça ne gaze,
Restent toujours les pataugas.
Finalement l'azimuté,
Préfère s'esquiver.
Pour qui sont ces zig ?
C'est toujours pour mézigue !
*
En me rinçant l'gosier avec mon ersatz,
J'posais les yeux sur ma montre à quartz,
Je pus lire alors qu'il était le quart,
Au bout duquel, y'avait pas d'lézard,
C'était bien lui, le risible pote,
De tous les enfants qui zozotent.
Celui qui partouze en dessinant trapèzes,
Et qui se faufile de onze jusqu'à seize ;
Et même, à chaque nouvelle dizaine,
Y'a de quoi virer schizophrène,
Il déboule et s'incruste dans tous les zéro ;
C'est vraiment un drôle de zigoto !
*
Comme les éclairs de Zeus, il jaillit ;
Décliné en oméga le jour de syzygie,
Tout là-haut, au zénith, il se dresse,
Et les ombres alors disparaissent.
*
Lorsque souffle zéphir ou blizzard,
J'entends son message bizarre :
"Quand contre toi souffle le vent,
Avance donc en zigzagant !"
Je sentis mes zygomatiques,
S'étirer comme des élastiques,
Un puzzle chamarré se dardait comme pétard ;
Dans ma tête, y'en avait un d'ces bazars !
Puis en me trémoussant sur du jazz,
Je me mis à zieuter mon joli blaze,
Qui y-avait il au bout de mon nez ?
Pour mieux voir, j'me mis à zoomer.
Et bien oui, c'était encore lui,
Qui me faisait des gouzi-gouzi,
En se dandinant comme un zazou.
Alors moi je lui dis Zou !
Il me répliqua trois fois Zut !
Et, faisant zzz, partit dans tous les azimuts.
Ah, mais en voilà un être zarbi !
Cherchait-il à semer la zizanie ?
Il est complètement zinzin,
Il se prend pour un souzerain.
Il a passé la ligne d'horizon,
Faut qu'il arrête le gazon.
Il nous ferait perdre latin et algèbre,
Ah ça oui, en voilà un drôle de zèbre,
Un drôle de zigue et de zozo,
Qui s'est échappé du zoo !
Extrait de Alphabêtises pas si bêtes !
XYZ